
Publié par
Houngbedji ZANGBE
Sous la direction de
Laurent ATTAR-BAYROU

Déclaration de l’Association Internationale des Soldats de la Paix (AISP/SPIA)
La Journée mondiale de l’eau, célébrée chaque 22 mars, constitue un rendez‑vous international majeur visant à sensibiliser la communauté mondiale aux crises liées à l’eau et à mobiliser l’action collective en faveur de l’atteinte de l’Objectif de Développement Durable (ODD-6) : garantir un accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. Les thèmes annuels mettent en lumière des enjeux concrets, tels que la préservation des glaciers ou le rôle de l’eau (une ressource naturelle de la terre non créée par l’homme) dans la consolidation de la paix, et servent de catalyseur à l’action publique, privée et associative aux niveaux national et international.
Cette célébration vise à stimuler l’élaboration de politiques publiques ambitieuses et le renforcement de partenariats pour assurer la disponibilité, la qualité et la gestion durable des ressources en eau. Elle rappelle également le rôle central de l’eau dans la paix, la sécurité et le développement économique des sociétés, tout en soulignant l’urgence d’agir face aux inégalités persistantes et aux défis climatiques croissants.
L’Association Internationale des Soldats de la Paix (AISP/SPIA) s’inscrit résolument dans cette dynamique portée par les Nations Unies, en promouvant la coexistence pacifique et le bien commun à travers la coopération entre acteurs locaux, nationaux et internationaux. Elle s’appuie sur des initiatives concertées et sur l’organisation d’événements publics et commémoratifs, tels que la Journée mondiale de l’eau, pour fédérer les énergies autour de la protection des biens communs de l’humanité.
À travers son action, l’AISP/SPIA combine engagement civique, plaidoyer et développement de partenariats en faveur de la préservation de l’eau. Elle considère l’accès équitable à l’eau comme un vecteur essentiel de paix et de stabilité, et s’engage à soutenir des programmes de sensibilisation, à favoriser des partenariats pour l’accès à l’eau potable et à intégrer la gouvernance de l’eau dans ses campagnes pour la justice sociale et environnementale.
À l’occasion de cette journée, l’AISP/SPIA souhaite mettre en avant le thème : « Eau : propriété de l’humanité », et entend soumettre cette proposition en tant que résolution à l’ONU. Affirmer que l’eau est « propriété de l’humanité », c’est reconnaître que les ressources hydriques constituent un bien commun, dont la protection, l’accès et l’utilisation doivent servir l’intérêt général plutôt que des intérêts privés exclusifs. Cette approche, déjà au cœur de nombreux débats internationaux et de campagnes de mobilisation, s’oppose à la logique de privatisation qui tend à restreindre l’accès et à accroître les inégalités.
La qualification de l’eau comme bien commun implique la mise en place de mécanismes de gestion collective et de garanties d’accès universel. Elle vise à prévenir la marchandisation de l’eau, souvent critiquée dans les discussions publiques, et à promouvoir une gouvernance démocratique et inclusive des ressources hydriques, fondée sur la transparence et la participation citoyenne.
L’AISP/SPIA s’inscrit dans les réflexions juridiques et éthiques actuelles sur la reconnaissance de l’eau comme « propriété de l’humanité ». Les conventions et déclarations internationales rappellent le caractère essentiel de l’eau pour la vie et la dignité humaine, et appellent les États et partenaires à garantir un accès effectif à l’eau potable. Ces principes forment la base juridique et normative d’une défense de l’eau en tant que patrimoine commun.
Sur le plan éthique, la gestion partagée de l’eau repose sur la reconnaissance des droits fondamentaux : accès, usage raisonnable, participation aux décisions et responsabilité collective de préserver les écosystèmes aquatiques pour les générations présentes et futures. Cette vision est portée avec vigueur par de nombreuses associations et mouvements environnementaux.
Pour l’AISP/SPIA, cette journée rappelle l’urgence de préserver et de partager équitablement les ressources hydriques, en liant explicitement la gestion de l’eau à la paix, à la sécurité et au développement durable. Reconnaître l’eau comme « propriété de l’humanité », c’est affirmer des droits complémentaires d’accès, d’usage et de gestion collective, et refuser la marchandisation qui prive des populations de services essentiels tout en menaçant les écosystèmes aquatiques.
Dans cette perspective humanitaire, l’AISP/SPIA lance un appel solennel à un engagement collectif. Elle invite les États, les communautés locales, les organisations internationales, la société civile et le secteur privé à coopérer selon les principes de transparence, de participation et de responsabilité sociale, afin de traduire le principe du bien commun en politiques et projets concrets et efficaces.
Les actions conjuguées, éducation, partenariats, programmes de coopération et innovations technologiques sont indispensables pour corriger les inégalités d’accès, renforcer la résilience face aux pressions climatiques et à la pollution, et garantir la sécurité hydrique pour tous. L’implication de la jeunesse et l’autonomisation des communautés locales apparaissent également comme des leviers essentiels pour pérenniser les avancées et susciter de nouvelles dynamiques.
En définitive, la vision portée par l’AISP/SPIA est celle d’un futur dans lequel l’eau, gérée comme patrimoine commun, soutient la dignité humaine, la santé publique, l’équilibre des écosystèmes et la cohésion sociale. Atteindre cette vision exige le déploiement de modèles participatifs de gouvernance, la mise en place d’indicateurs clairs de performance et de mécanismes de suivi transparents, afin de garantir que l’accès, la qualité et la durabilité de l’eau progressent pour toutes et tous.
Ensemble, faisons de l’eau une « propriété de l’humanité », et engageons-nous pour un avenir où chaque être humain pourra bénéficier de ce bien vital, dans la paix, la justice et le respect de notre planète.
