Mission à Saint Louis 

Première mission exploratoire du 6 au 9 mars 2019 (rapport) ; mise en œuvre du projet « Suivi des risques côtiers et solutions douces à Saint Louis SENEGAL ».

« L’érosion côtière, la mobilité du trait de côte et plus largement l’évolution naturelle des littoraux, ont des conséquences sociales et économiques importantes, qui sont observées en Afrique de l’Ouest depuis plusieurs décennies. Ces impacts, accélérés parle changement climatique, ont été déjà relevés lors de plusieurs conférences ministérielles panafricaines. Ils sont aujourd’hui croissants, et d’autant plus marqués que la concentration des populations et des infrastructures dans la frange côtière s’accroît rapidement. La Conférence des Ministres de l’environnement de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) relevait déjà cette question en 1997 et lançait en 2007 le Programme Régional de Lutte contre l’Erosion Côtière en Afrique de l’Ouest (PRLEC). En 2009, l’UEMOA, à la demande des Etats partenaires, confiait à l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), la réalisation d’un Plan de Prévention des risques côtiers et d’un Schéma Directeur d’Aménagement du Littoral Ouest Africain (SDLAO). En 2012, l’UEMOA adoptait la décision d’appuyer la création de la Mission d’Observation du Littoral Ouest Africain (MOLOA), qui fonctionne en partenariat avec les différentes institutions dans la région et au niveau international. La coordination régionale de la MOLOA est assurée par le Centre de Suivi Ecologique de Dakar (CSE) à travers la cellule régionale de coordination à laquelle l’UICN apporte un appui technique. En 2015, afin de répondre aux demandes des pays de la région et consciente des besoins en investissements multisectoriels pour faire face aux risques côtiers, la Banque mondiale a engagé le programme régional WACA (West Africa Coastal Areas) d’assistance technique au développement durable du littoral d’Afrique de l’Ouest, ciblant la lutte contre l’érosion et les inondations côtières. Une implication et des contributions d’autres partenaires techniques et financiers ont été sollicitées. C’est notamment le cas de la France qui, suite à la 21ème COP de la CCNUCC, s’est engagée, auprès de la Banque Mondiale, à travers un arrangement administratif signé le 21 avril 2016, à contribuer aux efforts dans le secteur. Suite à quoi, le MTES a signé une convention avec quatre établissements publics français (SHOM, IGN, BRGM, CEREMA) pour une contribution aux initiatives du programme WACA et mettra à disposition un assistant technique auprès de la Banque Mondiale en appui au programme. La contribution du FFEM s’inscrit dans ce cadre, avec un projet qui s’intègre au programme WACA de la Banque mondiale, qui est en complémentarité avec ces autres types d’implication française et qui a été construit en continuité des initiatives mises en œuvre dans la région depuis 2007 pour faire face aux risques côtiers. » Pour lire la suite du rapport, cliquez sur ce lien.