Le Jammu et Cachemire une zone militarisée à risques, un conflit frontalier durable et insolvable ?

Casques Bleus surveillant la ligne de contrôle entre l’Inde et le Pakistan dans la région du Cachemire pour la mission UNMOGIP, site des Nations Unies.

Les tensions dans la région du Cachemire ne datent pas d’hier. Depuis le 24 Janvier 1949 (résolution 47 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, CSNU) des observateurs militaires de l’Organisation des Nations Unies (ONU) sont déployés dans la région du Cachemire revendiquée par la République d’Inde et la République Islamique du Pakistan, sous l’égide d’une opération de maintien de la paix (OMP) : l’UNMOGIP (United Nations Military Observer Group in India and Pakistan). Cette mission onusienne a pour but, principalement, de surveiller l’application de l’accord de cessez-le-feu établi suite à la première guerre indo- pakistanaise (1947 – 1948).

À cette époque, l’Empire britannique des Indes divisé entre le Pakistan, majoritairement musulman et l’Union indienne, majoritairement hindoue, s’émancipe. Les Etats princiers de l’Empire avaient le choix entre l’indépendance et le rattachement à l’Union indienne ou au Pakistan. Seul le Jammu-et-Cachemire ne s’est pas rattaché de facto à un Etat. Des affrontements entre l’Inde et le Pakistan ont alors éclaté pour décider à qui appartiendrait ce territoire. A ce moment-là l’ONU est intervenue pour proposer une ligne de cessez-le-feu laissant à l’Inde le contrôle des deux tiers de la zone et au Pakistan le reste : c’est l’accord de Karachi. Cette proposition est acceptée par les deux Etats mais le référendum prévu pour rendre cette répartition officielle n’a jamais eu lieu, faisant de la zone du Cachemire un sujet de désaccord durable.

Depuis 1949 que l’UNMOGIP est en vigueur, l’ONU a également envoyé de nombreux observateurs dans la région pour faire état de la situation. Cette OMP a souvent été critiquée par les Etats destinataires, mais n’a jamais cessé d’être déployée. En 1972, l’Inde souhaitait ne plus reconnaitre l’OMP, estimant que la question du Cachemire est bilatérale et que par conséquent doit être réglée seulement par les deux parties concernées et ne reconnait pas de tierce partie aidant à la résolution du conflit. Ensuite le Pakistan a lui aussi critiqué cette OMP, il estime qu’elle n’a que peu d’utilité puisqu’elle ne dispose pas de moyens coercitifs si l’Inde décide de ne pas respecter l’accord de cessez-le-feu.

Les relations entre l’Inde et le Pakistan restent tendus après l’intervention onusienne, de nombreuses violations de la ligne de contrôle sont constatées, des médiations entre les deux pays sont tentées notamment une par l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS) qui a eu des conséquences plutôt positives.

Cependant, les conflits armés s’intensifient de plus en plus au fil du temps. L’Inde montrant toujours une supériorité avec son armée conventionnelle par rapport au Pakistan. En 1974 les conflits prennent une autre tournure. L’Inde lance son premier essai nucléaire, la menace devient donc plus importante pour le Pakistan qui continue le développement de son programme nucléaire entrepris en réponse aux avancées indiennes dans le domaine. En 1998, le Pakistan fait ses premiers essais, suite à cela le Premier ministre Nawaz Sharif fait une déclaration en justifiant son passage au nucléaire pour « restaurer l’équilibre nucléaire » avec l’Inde et il déclare également « Our decision to exercise the nuclear option has been taken in the interest of national selfdefence. These weapons are to deter aggression, whether nuclear or conventional» (1) , ainsi sans le dire clairement le Pakistan déclare qu’il pourra faire usage en premier de l’arme nucléaire, même pour répondre à une menace conventionnelle de la République indienne (2). Cette dernière a opté pour une politique de non-emploi en premier de l’arme nucléaire, comme la République Populaire de Chine par exemple, c’est-à-dire qu’elle affirme qu’elle n’emploiera des moyens nucléaires que pour répondre à des attaques de même type. Ainsi les tensions entre l’Inde et le Pakistan ne s’amenuisent pas, voire s’intensifient avec la menace nucléaire qui plane au-dessus de ces deux pays, notamment car ces pays ne sont pas signataires du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP de 1968), ce qui laisse entrevoir la possibilité d’une course aux armements. De nombreuses arrestations sont alors effectuées des deux côtés de la ligne de contrôle dans le Cachemire afin d’éviter tous risques d’espionnage par l’autre pays, ce qui entraine de nombreuses violations des droits de l’Homme sur les minorités installées des deux côtés de la frontière et font bien souvent l’objet de discussions et de rapport au sein des Nations Unies. Dernièrement (3), un pigeon pakistanais est entré dans l’espace aérien indien avec un message sur la patte. Il a été arrêté, le message a été étudié, il ne s’agissait en fait que du numéro de téléphone de son propriétaire mais l’incident a été pris au sérieux car quelques années plus tôt un pigeon était également entré en Inde et lui portait des menaces contre le Premier ministre.

Cependant, malgré toutes les tensions existantes des relations diplomatiques reprennent, les deux pays ayant signé en 1966 la déclaration de Tachkent mettant fin à la seconde guerre indo- pakistanaise et rétablissant des relations diplomatiques. L’Inde et le Pakistan considèrent que la question du Cachemire ne doit pas pour autant empêcher d’autres conflits communs de se résoudre. Une coopération a également vu le jour suite aux attentats du 11 Septembre 2001 aux Etats-Unis car le Jammu-et-Cachemire était considéré comme une potentielle zone de repli de terroristes.

Ces bonnes intentions sont pourtant entravées par des évènements qui nous rappellent la rivalité de ces deux Etats. Cela ne s’améliore pas avec la révocation de l’autonomie du Cachemire indien. Le 5 Août 2019, un décret présidentiel abroge l’article 370 de la Constitution indienne, ce dernier datant de 1947 rattache le Jammu-et-Cachemire à l’Inde. Par cette décision l’Inde donne une base juridique à l’occupation de ce territoire, cependant une grande autonomie lui ai donnée, en effet le Jammu-et-Cachemire prenait ses propres décisions administratives, le gouvernement indien légiférait uniquement dans les domaines de la défense, des affaires étrangères et de la communication. Or, suite à la réforme constitutionnelle du 5 Août 2019 il n’est plus un Etat fédéré mais devient un territoire de l’Union, de plus il est scindé en deux entre d’une partie le Jammu-et-Cachemire et de l’autre la région du Ladakh. Cette manœuvre (inavouée) a pour objectif de faire en sorte que la majorité musulmane qui résidait dans cet Etat fédéré devienne une minorité dans l’ensemble de l’Union indienne car le gouvernement souhaite isoler cette partie de la population. En effet des soldats sont envoyés afin d’éviter tout risque de rebellions et les systèmes de communications sont coupés. De plus, la politique du Premier ministre, Narendra Modi, facilite l’installation d’indiens dans cette zone, des musulmans placés dans les hauts postes sont remplacés par des hindous. De cette décision suit une sorte de « colonisation » du territoire par les hindous afin d’être majoritaires dans cet espace. Ainsi cette annexion militaire du territoire a pour objectif, selon les autorités indiennes, la paix et la stabilité mais pour atteindre cette fin le gouvernement indien met en place un système de terreur basé sur la répression violente des opposants cachemiris.

La Chine, un acteur important dans la crise du Cachemire

Cette région pose donc des problèmes frontaliers entre l’Inde et le Pakistan mais aussi entre l’Inde et la Chine car le Ladakh se situe près de l’Aksaï Chin, le territoire chinois du Cachemire, de ce fait le Ladakh est revendiqué par l’Inde mais contrôlé de facto par la Chine. Cette région constitue une zone de conflits entre la Chine et l’Inde du fait des revendications territoriales, en effet outre le Ladakh l’Inde désire avoir la mainmise sur l’Aksaï Chin, comme le prouve les cartographies indiennes qui incluent cette région dans le territoire national et y construit des infrastructures.

Ces tensions, elles non plus, ne sont pas récentes. A l’époque de la colonisation britannique de l’Inde, les anglais avaient tracé la Ligne McMahon qui devait être la frontière entre l’Inde et la Chine dans le Cachemire. Or, cette délimitation n’a jamais été reconnue par la Chine et dès l’indépendance de l’Inde les chinois franchissent la ligne, en tracent une nouvelle qui correspond à une « ligne de contrôle effectif ». Cependant, cette ligne a été franchie à de nombreuses reprises déclenchant une guerre frontalière en 1962 car la Chine avait repoussé sa frontière afin de contrôler une plus grande partie du territoire Himalayen. A la suite de quoi le premier ministre indien, Narasimha Rao, signe un accord de paix reconnaissant de facto la ligne de contrôle comme étant une frontière.

Depuis 2020, les tensions renaissent et s’intensifient. Le gouvernement chinois a décidé d’augmenter ses effectifs autour de la ligne de contrôle et déploie des militaires ainsi que des combattants d’arts martiaux mixtes. En 1996, Narasimha Rao avait signé un accord interdisant l’usage d’armes à feu en cas de conflit dans la région, justifiant d’envoyer des soldats formés pour se battre au corps à corps plutôt que des armes.

Le 5 Mai 2020, les tensions s’intensifient lorsqu’un hélicoptère militaire chinois s’approche trop près de la frontière avec l’Inde qui riposte en envoyant un chasseur Sukhoi-30 et ainsi chaque camp renforce ses troupes.
Dans la nuit du 15 au 16 Juin, des affrontements entre les militaires indiens et chinois ont lieu dans la vallée du Galwan, partie ouest de la frontière sino-indienne, dans la région du Ladakh longuement contestée. Les tensions ont abouti à des combats au corps à corps, exercice physique violent très difficile pour des soldats, se déroulant à des altitudes élevées d’environ 4500 mètres et sous des températures pouvant aller jusqu’à -30°C. Ces conditions climatiques extrêmes entrainent une centaine de morts par années.

Les frontières entre les deux pays ne sont pas claires, selon le colonel Dinny qui a commandé jusqu’en 2017 un bataillon indien dans la région « les cartes n’ont même pas été échangées pour permettre à l’autre partie de savoir ce que chacun revendique. Il n’y a pas de bornes frontalières ». Les tensions peuvent rapidement monter pour un pas de trop alors que le soldat pensait être de son côté de la ligne de contrôle. La limitation imprécise des espaces conflictuels pose le problème de savoir à qui revient la responsabilité de l’engagement des affrontements. Lors des évènements de la nuit du 15 au 16 Juin 2020, la Chine a déclaré qu’elle n’en n’était pas la cause, les troupes indiennes ayant franchi la frontière. Celle-ci avait posé problème quelque temps auparavant car l’Inde avait engagé la construction de route le long de cette ligne, la zone étant contestée et revendiquée par deux parties la Chine ne voyait pas d’un très bon œil ces nouvelles infrastructures. Des postes d’observations ont été bâtis le long de la ligne de contrôle, mais l’Inde décide de revenir sur ce consensus et exige que la Chine fasse de même, les exigences de l’Inde n’ayant pas été écoutées, son armée attaque le camp adverse en démolissant les tentes des soldats chinois. Suite à ces évènements les deux ministres des affaires étrangères ont convenu de rétablir l’accord préalablement passé et de nouveaux pourparlers sont en cours. Depuis Décembre 2019, des réunions de négociations entre l’Inde et la Chine ont lieu mais aucune n’a abouti sur un accord durable.

Parallèlement à ces négociations de paix, l’Inde renforce son arsenal militaire afin d’égaler le niveau de la Chine qui est le pays le plus développé militairement dans la région. Le gouvernement indien met l’accent sur sa politique de défense en augmentant les dépenses pour l’achat de matériel : notamment l’achat de 36 Rafales à la France dont la livraison a commencé. Afin de moderniser au mieux son armée, l’Inde devient l’un des premiers importateurs mondiaux d’armes, elle développe des systèmes de missiles pour les trois branches de son armée ainsi que des munitions de combat d’infanteries, mais également le pays s’adapte aux conditions de combat dans l’Himalaya en achetant des combattants russes afin de concurrencer les soldats chinois spécialistes en arts martiaux. Cette nécessité pour l’Inde de renforcer son arsenal est accentuée du fait que ses deux ennemis semblent s’allier contre elle. La Chine et le Pakistan s’entendent sur le projet des nouvelles Routes de la soie qui doivent passer dans une partie du Cachemire sous souveraineté pakistanaise mais revendiquée par l’Inde. Cette nouvelle alliance est favorable pour le Pakistan qui n’est pas forcément très soutenu dans le monde musulman, lorsque le Pakistan demande de mettre à l’ordre du jour de l’Organisation de la coopération Islamique (OCI), la question du Cachemire cela est systématiquement refusé. En Août 2020, l’Arabie Saoudite a demandé au Pakistan le remboursement anticipé d’un prêt de 6,2 milliards de dollars contracté en 2018 et annonce aussi un gel de l’approvisionnement en pétrole. Ce retournement de situation place l’Arabie Saoudite comme un acteur qui se rapproche de l’Inde fragilisant l’appui des membres de l’OCI.

À toutes ces questions militaires qui mettent sous tension la région du Cachemire s’ajoute une dimension commerciale. L’Inde a entrepris une guerre commerciale contre son voisin chinois. A ce jour, cela se traduit par le boycott de certaines marques chinoises, comme Xiaomi marque de téléphone chinoise dont une grande partie de la production se trouve en Inde. La marque Xiaomi continue de vendre ses produits en Inde mais seulement pour ceux entièrement fabriqués en Inde, les boutiques sont obligées de notifier sur leur porte que la production est bien locale au risque de se faire vandaliser le magasin. Cela s’explique par la méfiance des indiens envers les chinois, ils craignent que leurs données soient récupérées plus facilement et stockées par leur ennemi. Cette méfiance a engendré une autre mesure qui est l’interdiction de certaines applications comme « Tik Tok », « WeChat » et 59 autres car les règles de confidentialité sont suspectées de ne pas être respectées et certaines informations seraient transmises aux autorités chinoises.

Mais pourquoi autant d’intérêts pour cette région ? Quels en sont les enjeux ?

Selon Didier Chaudet, spécialiste de l’Asie du Sud-Ouest et de l’Asie Centrale, le Cachemire est l’équivalent de « l’Alsace-Lorraine sud-asiatique ». Pour Nehru, le fondateur de l’Inde indépendante, le Cachemire est nécessaire pour une Inde forte et plurielle, cela permet de montrer que l’Inde n’est pas seulement une majorité hindoue mais intègre également une population musulmane.

De plus cette région présente des intérêts géopolitiques, c’est-à-dire qu’elle donne accès à d’autres régions et d’autres pays. Par exemple l’Aksai Chin est indispensable pour la Chine car c’est l’endroit où passe une route qui relie le Tibet au Xinjiang, sans celle-ci le Tibet pourrait se retrouver isolé. Le Cachemire est également un point clé pour la gestion de l’eau, en effet c’est à cet endroit que l’Indus passe pour alimenter l’Inde et le Pakistan. La révocation de l’indépendance du Cachemire est un acte qui pourrait engendrer de lourdes conséquences pour le partage de l’eau. En effet si l’Inde décidait de construire un barrage sur ce fleuve cela pourrait entrainer un assèchement du Pakistan. Ainsi, l’eau, surtout avec les problématiques actuelles du changement climatique est un enjeu non négligeable du conflit Indo-Pakistanais.

Alors que faire face à toutes ces tensions présentes dans cette région ?

Chacun à leur tour les belligérants appellent au respect des droits de l’Homme et à la désescalade des tensions afin de ne pas déboucher sur une guerre, mais néanmoins les deux rivaux montrent aussi qu’ils n’hésiteront pas à franchir le pas qui mène à un conflit armé. Pour que cette catastrophe ne voit pas le jour certains Etats tentent de se placer en médiateur entre les deux pays mais le rôle est difficile à attribuer car il ne faut pas que l’Etat médiateur ait des intérêts d’un côté de la frontière comme de l’autre. Ainsi l’ONU souhaite prendre cette casquette comme elle le fait depuis Janvier 1949 avec l’envoi d’observateurs militaires pour assurer le cessez-le-feu dans la zone du Jammu et Cachemire. Au sein des Nations Unies des questions sur la région du Cachemire reviennent fréquemment : comment résoudre ce conflit ? Quelles sont les mesures à adopter contre ces deux belligérants ? Les droits de l’Homme sont- ils respectés dans cette région ? Cette dernière question est souvent traitée, dernièrement une enquête a été demandée par des rapporteurs de l’ONU au gouvernement indien sur « les allégations de torture et de meurtre en détention de plusieurs hommes musulmans du Cachemire depuis Janvier 2019 ». La questions sous jacente serait de savoir si l’Inde est véritablement la plus grande démocratie du monde, le serait-elle seulement pour les hindous ? Bien que ces questions s’inscrivent à l’ordre du jour une réelle avancée sur le sujet est compliquée et pour le moment aucune solution durable n’a été trouvée afin de stabiliser la zone. De plus des réflexions plus régionales ont essayées de se mettre en place mais n’apportant également aucune solution durable, comme en témoigne la fusillade du 17 Septembre 2020 au Cachemire indien ouverte par des forces paramilitaires anti-émeutes.

La paix est encore loin dans cette partie du monde mais devient de plus en plus un enjeu important surtout avec l’entrée de la Chine dans le conflit ce qui ne fait que fragiliser l’équilibre régional de l’Asie. Si un conflit venait à éclater cela pourrait rapidement engendrer une guerre mondiale avec le système des alliances. De grandes puissances seraient impliquées, notamment les Etats-Unis qui ne manqueraient probablement pas une occasion de franchir cette ligne étant donné ses différents avec la Chine, en particulier dans l’espace Indo-Pacifique. Les Etats-Unis rentreraient d’autant plus facilement dans le conflit qu’ils sont alliés à l’Inde depuis l’administration Clinton, et cette coopération a été renouvelée avec le Président Trump. Bien que les deux présidents actuels de ces pays soient des nationalistes et mettent en avant l’intérêt de leur Etat, des similitudes sont frappantes. En effet, l’Inde comme les Etats-Unis ont le même profil, ce sont tous deux des Etats multi-ethniques, nationalistes et de grandes démocraties qui font face à la même menace : la montée en puissance de la Chine.

Ainsi, il est nécessaire et urgent de trouver une solution durable pour calmer les tensions dans cette région au risque de voir un conflit de grande ampleur émerger. Cependant une solution trouvée à l’ONU semble compromise étant donné que les Etats-Unis et la Chine font partie des cinq membres permanent du CSNU disposant d’un droit de véto. Il faudrait alors favoriser une résolution régionale, comme le souhaite l’Inde et le Pakistan, mais encore faut-il trouver un médiateur neutre qui puisse faire la liaison entre tous ces Etats.

Article rédigé par Baptistine PIGNOL stagiaire au sein de l’AISP/SPIA et de l’Académie Internationale de la Paix. 

(1) « Notre décision d’exercer l’option nucléaire a été prise dans l’intérêt de l’autodéfense nationale. Ces armes doivent dissuader les agressions, qu’elles soient nucléaires ou conventionnelles »

(2) ‘Text of Prime Minister Muhammed Nawaz Sharif at a Press Conference on Pakistan Nuclear Tests,’ Islamabad, 28 May 1998; text carried by Associated Press of Pakistan (APP), 29 May. Consulté sur http://www.acronym.org.uk/old/archive/sppak2.htm

(3) Le 25 Mai 2020 à la fin de la fête de l’Aïd.

Sources

Des alliés naturels ? Les relations Inde-Etats-Unis, de l’administration Clinton à l’ère Trump. https://www.ifri.org/fr/publications/notes-de-lifri/asie-visions/allies-naturels-relations-inde- etats-unis-de.

Guillard, Olivier. « Inde-Pakistan : sept décennies de méfiance, de défiance et d’opportunités perdues », Outre-Terre, vol. 54-55, no. 1, 2018, pp. 195-211.

Grare, Frédéric. « Entre démocratie et répression : dix-huit ans de contre-insurrection au Cachemire indien », Critique internationale, vol. 41, no. 4, 2008, pp. 81-96.

La Chine exhorte l’Inde à mettre en oeuvre le consensus pour rétablir la paix dans les zones frontalières. http://french.china.org.cn/china/txt/2020-06/25/content_76202998.htm. Consulté le 7 octobre 2020.

« La guerre sino-indienne aura-t-elle lieu ? » Article19.ma, 13 juillet 2020, http://article19.ma/accueil/archives/132001.

Mathou, Thierry. « L’Himalaya, « nouvelle frontière » de la Chine », Hérodote, vol. 125, no. 2, 2007, pp. 28-50.

« Pourquoi l’Inde et la Chine s’affrontent dans l’Himalaya ». Asialyst, 19 juin 2020, https://asialyst.com/fr/2020/06/19/pourquoi-inde-chine-affrontements-himalaya/.

Racine, Jean-Luc. « Le Cachemire : une géopolitique himalayenne », Hérodote, vol. 107, no. 4, 2002, pp. 17-45.

Ramade, Frédéric. « Le Dessous des cartes, Routes de la soie, le Monopoly de Xi Jinping » (vidéo en ligne) arte.tv, 26/09/2020.

Site des Nations Unies sur les opérations de maintien de la paix, page sur la mission Inde / Pakistan : https://peacekeeping.un.org/fr/mission/unmogip

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